Landivisiau

Découvrir le territoire  par ce que m’en ont montré les stagiaires de la PPI de Landivisiau.

Voici les films réalisés à Landivisiau. Je remercie sincèrement  Alan, Céline, Enora, Florian, Franck, Oksana et Sandra qui chacun m’ont fait découvrir « leur » lieu, l’ont filmé et sont venus enregistrer leur voix en off.

Stéphanie était absente la première semaine de résidence. Elle a choisi de publier une photo accompagnée d’un texte pour évoquer « son » lieu Stang-Alar à Brest.

stéphaniestéphanie 2

Le vallon du Stang- Alar

Quand j’étais petite j’allais souvent avec ma grand-mère au Vallon du Stang -Alar,  on allait souvent sur les coups de 20 heures après le repas.

On y allait pour prendre un peu l’air et se ressourcer l’esprit après une grosse journée.

Bien sûr on n’y allait pas que toutes les deux, non pas du tout, mais avec aussi mes deux chiens Tina et Filou.   Ces deux adorés se baladaient au parc et couraient, ils devaient se sentir libres un peu comme un oiseau, libre comme l’air.

Moi j’adorais aller au parc de jeux,  je me faisais de nouveaux amis,  je rigolais et jouais avec d’autres enfants.

Moi et ma grand-mère on aimait aussi se poser sur un banc et on parlait de tout et de rien… mais elle aimait me parler de sa jeunesse,  je rigolais beaucoup.

Et parfois on allait aussi donner à manger aux canards, je me rappelle que mon chien voulait sauter sur tous les canards et ça nous faisait bien rire.

Au vallon du Stang- Alar j’ai passé des moments vraiment parfaits et vu, entendu la nature, des choses vraiment très belles.

Stéphanie 

Atelier d’écriture du 14 novembre

Quand pouvons-nous nous inscrire dans un Nous? Inventaire:

Nous

Nous et mon amoureux et moi.

Nous et mes grand frère.

Nous et notre mère.

Nous et mes amis et moi.

Nous et le groupe.

Nous et mes penser.

Nous et ma famille.

Nous et mes deux nièce et moi.

Stéphanie

Nous -Nous, ceux de la PPi. -Nous, moi et mes  amis. -Nous, moi et mon meilleur ami. -Nous, moi et ma famille. -Nous, moi et ma classe de 3ème. -Nous, moi et ma sœur.

Alan

Nous

Nous, à la PPI.

Nous, Franck et moi.

Nous, mes amis et moi.

Nous, ma famille et moi.

Nous, ma sœur et moi.

Nous, Oksana et moi.

Enora

Nous

Nous, le groupe de la PPI.

Nous, mon amoureux et moi.

Nous, toi et moi.

Nous, mes sœurs et moi.

Nous, mes parents et moi.

Nous, mes amis et moi.

Nous, Enora et moi.

Nous, ma cousine et moi.

Nous, mon téléphone et moi.

Nous, Stacy et moi.

Nous, Loan et moi.

Nous deux.

Oksana

Nous

Nous : au club de taekwondo

Nous : Le groupe de la PPI

Nous : mon copain et moi

Nous : ma cousine et moi

Nous : mes amis et moi

Nous : ma famille et moi

Nous : mon meilleur ami et moi

Nous : ma nièce et moi

Sandra

Nous

Nous au parc

Nous au terrain de basket

Nous deux au cinéma

Nous au club de rugby

Nous la PPI

Nous ma famille et moi

Florian

Nous deux en amoureux le soir devant les Simpson

Nous en groupe PPI c’est juste mortel

Nous posés dans la cage à fumer encore et encore

Nous en équipe dans ma tête c’est Bagdad

Nous tous en train de parler de Plus belle la vie en promenade interminable

Nous deux le matin en guerre pour la salle de bain

Franck

Nous

Nous avec ma famille

Nous avec la PPI

Nous avec mes amis

Nous avec mon frère

Céline

Je leur lis et donne cet extrait de Sur le toit:

Ils sont tous au bord maintenant, alignés. Allez, on crie ? On crie. Chacun son tour, alors. D’accord, chacun son tour. Vous êtes prêts ? Oui, oui. VOUS ETES PRÊTS ? OUI !

TROIS, DEUX, UN !

ANDREA ANDRÉA ANDRÉA

NE VOUS EN DÉPLAISE J’ÉCRIS DES CHANSONS

FAITES ATTENTION À MOI, JE SUIS FRAGILE

VIVE LE HARD-TECK

J’AIME EDMOND À LA PEAU NOIRE

J’AIME MARGOT À LA PEAU BLANCHE

QU’EST-CE QUE JE FAIS LÀ ? OÙ ÊTES-VOUS CE SOIR ?

VOUS NE VOULEZ PAS ENTENDRE MES COLÈRES ?

SERAI-JE STAGIAIRE À VIE ? POURQUOI JE SUIS SANS TRAVAIL ?

JE VEUX TRACER JUSQU’À MA MÈRE

J’ÉTOUFFE DANS VOTRE MONDE

BIENTÔT VOUS NOUS REGARDEREZ

Ils crient, ils continuent de crier. Et les cris se répètent, se mêlent les uns aux autres, deviennent d’autres cris.

POURQUOI JE SUIS SANS MA MÈRE VOUS NE VOULEZ PAS TRACER JUSQU’À MOI FAITES ATTENTION À MES COLÈRES QU’EST-CE QUE PEAU BLANCHE PEAU NOIRE VOULEZ-VOUS LA PEAU DE MA MÈRE SANS TRAVAIL BIENTÔT VOUS ENTENDREZ LES STAGIAIRES VOTRE MONDE EST FRAGILE NE VOUS DÉPLAISE VOUS LE REGARDEREZ AVEC NOUS J’ÉTOUFFE J’ÉCRIS J’AIME JE VEUX J’AIME JE SUIS JE SERAI

 Imaginons que nous, groupe de la PPi montions sur un toit et que chacun crie une phrase, comme les adolescents de Sur le toit.  Et qu’ensuite ces cris se mélangent pour devenir d’autres cris. L’expérience  s’avère rude en ce qui concerne le langage, mais ludique, même s’ils n’osent pas encore bousculer trop les mots. Et quand Enora écrit: « je m’en fous de cette vie qui n’est qu’une partie de rugby« , elle ajoute: » je ne sais pas si ça a vraiment du sens, ce que j’écris. »

Crier sur le toit :

Eh oh tu m’entends maintenant salope?  Pourquoi suis-je en colère, y’en a marre de cette vie, marre des langues de putes, j’m’en fous de ce que vous pensez ! Et puis vive la musique et le rugby. Alan

J’aime me saouler sur de la musique de teuf. Je m’en fous de cette vie qui n’est qu’une partie de rugby. Y’en a marre de cette vie où je suis en colère, retenez moi. Eh oh tu m’entends ? Je m’en fous des langues de putes. Allez-vous faire voir. Enora

Eh oh je m’en fous de cette vie y’en a marre de ce que vous pensez. Musique, teufs, langues de putes. Salope je suis en colère ! Y’en a marre de me souler, retenez-moi. Oksana

J’aime me souler mais j’ai peur de cette vie. Y’en a marre du vide, arrêtez ces langues de putes. Pourquoi je suis en colère ? Vive les salopes !! Y’en a marre de ce que vous pensez, allez-vous faire voir. J’adore les teufs mais pas le rugby. Sandra

J’adore le rugby la musique les teufs marre de cette vie des langues de putes je m’en fous du vide vous me soulez allez vous faire voir. Florian

Hé, oh je m’en fous tu m’entends maintenant salope arrêtez de me souler j’adore els teufs la musique alors allez vous faire voir y’en a marre de cette vie marre des langues de putes alors retenez-moi avant que je tombe dans le vide mais pourquoi suis-je en colère après tout ? Franck

Je déteste les langues de pute, je déteste cette vie, rien à foutre de ce que vous pensez. Pourquoi suis-je en colère?  Parce que vous me soulez avec vos musiques, vos teufs, et le rugby maintenant, allez vous faire voir ! Céline

J’adore la musique je m’en fous de ce que tu penses mais les teufs c’est ma vie eh oh tu m’entends maintenant salope tu comprends pourquoi je suis énervé j’en ai marre des langues de pute arrête de me souler avec ça allez va te faire voir T.K.

Pourquoi je te retrouve pas? Pourquoi tu m’as laissée? Je suis là pour t’aimer. Je suis là, ne me laisse pas. Je m’en fous de ce que vous pensez. Laisse-moi vivre ma vie. Stéphanie

Et maintenant, entendons la langue autrement. Je leur lis des extraits de Nous, les vagues de Mariette Navarro. Ce texte est suffisamment puissant  pour déclencher des textes forts, sans autre consigne que d’écrire à la première personne du pluriel: Nous.

Et lorsque Franck lit : Nous, on fait des petites bulles, des belles bulles qu’on crache en l’air elles sont si belles volent jusqu’au ciel comme dans nos rêves à la fin elles crèvent ou se cachent dans ta chance ça nous met en transe… je sens qu’il s’adresse aux autres dans quelque chose qui les relie et que j’ignore. Il les regarde, sourit d’un air averti, et ils sourient tous parce qu’eux seuls comprennent.  Nous, de la PPI:   Le groupe tient, il a sa vie propre.

Nous:

On t’a vu bébé, et on t’a direct aimé.

On t’a tous aidé à grandir.

Puis un jour tout a basculé en une minute…

Elle et nous avons eu peur de ce perdre. Mais nous sommes restés forts.

Pour lui, elle mais surtout pour nous !!!!

Un jour elle nous remerciera pour tout ce que on a fait pour elle 🙂
Stéphanie

Le jour de notre rencontre c’était le 16 juin 2014 dans un petit parc.

Je t’ai dit de passer venir me parler juste entre « amis ».

Mais nos regards se sont croisés et ça a réveillé mon cœur,  ton regard m’a emporté.

Puis nous nous sommes mis à marcher et rigoler.

Puis sept mois plus tard nous voilà en couple, mon coeur bat comme au premier jour.

Stéphanie

Nous, passons nos week-ends à sortir ou à geeker, parfois même jusqu’à ne pas sortir du tout, juste pour jouer.

Alan.

Nous sommes deux personnes distinctes autant par notre caractère mais, nous sommes liées par ce lien, ce lien du sang. Nous savons l’une comme l’autre que jamais on ne se lâchera, tu es mon pilier et je suis le tien. Nous avons traversé chacune notre vie de notre côté mais, à mes yeux tu restes la plus importante. La seule personne qui me tient debout quand tout est en train de s’écrouler autour de moi. Nous deux, ça n’a pas toujours été facile, je t’ai fait pleurer, t’inquiéter, je t’ai fait passer des nuits blanches mais, malgré nos erreurs on s’est toujours soutenu. C’est toi, c’est moi, c’est nous contre le reste du monde. Tant qu’on est toutes les deux, le reste n’a plus d’importance.

Enora

Nous sommes beaux. Nous sommes forts. Nous sommes nous.

Oksana

Nous aimons nous retrouver le week-end ou même le soir en semaine, pour nous raconter nos journées, donner des nouvelles. Nous aimons également sortir et faire la fête. Nous aimons écouter des musiques ensemble qui nous rappellent des souvenirs. Et puis nous aimons aussi nous poser et glander devant la télé ou la console à boire l’apéro. Nous aimons aussi aller chez les voisins de mon meilleur ami à l’improviste.

Sandra

Nous, moi et mes amis, nous nous dirigeons vers le terrain de rugby prêts à jouer, en voyant les adultes s’entrainer et faire une partie avec eux pour vouloir les battre. Nous somme prêts à jouer marquer des points et plaquer les adultes pour gagner.

 Florian
Nous en marge de la société au crâne dégradé frères pourquoi tant de haine en nous pourquoi tant de questions non répondues alors allons-nous nous laisser faire ou allons-nous nous relever au final nous sommes perdus sous cette image déchue de la vie qu’on mène alors allons-nous nous aider ou nous regarder déprimer nous voguons, voyageons, buvons mais au fond où allons-nous vraiment !?

Alors j’ai envie de dire : nous, on fait des petites bulles, des belles bulles qu’on crache en l’air elles sont si belles volent jusqu’au ciel comme dans nos rêves à la fin elles crèvent ou se cachent dans ta chance ça nous met en transe…

Franck

Nous, mon frère et moi faisons que nous chamailler pour un rien. Je l’aime quand même, même s’il me cherche beaucoup. nous nous baladons ensemble, nous allons au cinéma voir un film. Nous sommes très complices malgré nos douze ans d’écart.

Céline

Atelier d’écriture du 13 novembre

Eclats de voix: déchirer une feuille de papier et sur, chacun des fragments, écrire le souvenir d’un moment où on a senti sa voix passer.

Et puis: Je me tais… »

Je le regarde dans les yeux, mes yeux brillent, puis je commence à parler avec une voix douce et avec beaucoup d’amour, je dis : « Je t’aime au-delà des étoiles… »

Cette voix rauque qui me reste dans la tête depuis déjà une heure, cette voix qui chante une chanson d’amour, cette voix rauque mais aussi si douce

Cette voix pleine de culture, qui te transporte dans tes pensées, une voix rauque mais aussi forte et fatiguée.

Cette voix très féminine mais qui ne l’est pas vraiment, qui est d’une chanteuse, cette voix qui me porte dans mes pensées

Je me lève de mon lit et je vais dans la cuisine et regarde ma mère. Elle se met à me gueuler dessus avec une voix forte et dure. Je la regarde puis je me mets à parler avec une voix dure…

Cette petite voix fragile, qui a peur, qui me demande des bonbons !

Une voix d’enfant crie dans un parc, il y a beaucoup de bruit, il crie, pleure, chante…

Une voix toute petite, très faible, qu’on entend et ne comprend pas ce qu’elle dit, une voix qui pleure.

 

Je me tais car je ne veux pas lui donner de la conversation.

Je me tais parce que si je parle, ça peut faire mal.

Je me tais juste pour te faire du mal.

Je me tais car tu en as déjà trop entendu.

Je me tais juste pour te faire chier.

Je me tais pour ne pas réveiller le bébé.

Je me tais pour ne pas te déranger.

Je me tais et c’est pas parce que je ne parle pas que je ne t’aime pas.

Je me tais comme à chaque fois.

 Stéphanie

 

Ce jour où je lui ai dit mon premier « je t’aime », ma voix était basse et hésitante.

Ce jour là, j’ai pleuré mais je ne me souviens pas de ma voix.

Moi je sais pas chuchoter.

Ce mauvais accent que j’ai quand je parle anglais.

Sous l’effet de la colère, je l’ai insulté de « pute » et je l’ai regretté par la suite.

Ce jour où je l’ai surprise en train de fumer, je lui ai dit de dégager, j’étais en colère.

Ce jour où je l’ai surprise en train de fumer, je lui ai dit de dégager en étant en colère.

Cette voix silencieuse quand mon père m’engueule.

 

Je me tais, pour écouter le groupe.

Je me tais parce que je me réveille.

Je me tais car je suis timide.

Je me tais parce qu’on me le demande.

Je me tais pour ne pas réveiller ma sœur.

Je me tais quand je mange des pâtes.

Je ne me tais pas quand je dors.

Je me tais quand je réfléchis.

Je me tais quand je lis un livre.

Je me tais quand j’écoute les gens parler.

Je me tais pour éviter de dire des bêtises.

Alan

 

Ce jour-là, on m’a dit que j’ai une voix de dessin animé.

 

Je me tais car tout le monde s’en fiche, de mon avis.

Je me tais car j’ai trop parlé aujourd’hui.

Je me tais parce que j’ai mal à la tête.

Je me tais sinon ça va partir en vrille.

Je me tais et c’est tout.

Oksana

 

Le jour où je me suis ouvert la cuisse au rugby, j’ai pleuré.

Le jour où je suis tombé amoureux de ma copine, je me suis senti timide.

Le jour où j’ai lâché mon ordinateur portable, j’ai hurlé : « Je suis un crétin ! »

Le jour où je suis devenu parrain, j’ai juste eu un grand sourire.

 

Je me tais parce que je suis comme ça.

Je me tais pour éviter de dire des bêtises.

Je me tais pour jouer aux jeux vidéo.

Je me tais pour regarder un film.

Je me tais quand je berce mon filleul.

Florian

 

Quand je m’énerve, ma voix devient de plus en plus grave.

Quand je suis malade, ma voix est bizarre, elle se casse.

Ce jour-là, j’ai pleuré, ma voix tremblotait.

Quand je chuchote, ma voix est un peu plus grave.

Quand je rigole, ma voix change beaucoup.

Ce jour-là, je voulais quelque chose, donc j’ai pris une petite voix pour l’obtenir.

Ma voix est moche quand je parle anglais, car j’ai un mauvais accent.

Je me souviens avoir entendu ma voix résonner au téléphone, c’était bizarre.

Quand j’entends ma voix dans ma tête, ça fait un effet bizarre.

Ce jour-là, quand j’ai entendu ma voix enregistrée à l’ordinateur, j’ai pas aimé.

 

Je me tais pour énerver les gens.

Je me tais et j’écoute la musique quand je suis triste ou énervée.

Je me tais quand mon prof de tackwondo dit les consignes.

Je me tais si je ne connais personne.

Je me tais car je n’ai rien à dire.

Je me tais devant mes parents quand ils gueulent.

Je préfère ne rien dire quand des gens m’insultent, la meilleure réponse se fait par le silence.

Sandra

 

J’étais jeune, je suis allée chez ma grand-mère, il y avait le mariage de la sœur à ma mamie, j’ai chanté seule pour le plaisir de la sœur à ma mamie.

Il y a deux ou trois ans, je me suis disputée avec ma cousine, j’ai eu une voix grave.

Quand j’ai dit bouffonne à ma cousine, j’étais fière de moi.

Ce moment où j’ai appelé un pote et j’ai pleuré.

Ce moment où je rencontrais mon ex pour la première fois, j’étais au château, j’avais du mal à parler.

Ce jour- là, je voulais demander un truc à mon ex,

Ce jour où j’étais au lycée et où j’ai dû parler devant toute la classe, je bégayais.

Quand je me suis fait opérer des dents de sagesse, après je parlais comme cha.

 

Je me tais car je parle trop.

Je me tais mais j’ai pas envie.

Je me tais car on me le demande.

Je me tais car j’ai peur.

Je me tais car souvent je raconte des bêtises.

Je me tais car je me fais engueuler.

Je me tais car je suis timide.

Je me tais quand je suis malade.

Si je préfère ne rien dire, c’est parce que j’en ai envie.

Je me tais même si j’en n’ai pas envie.

Céline

 

Ce jour là quand ma voix a changé, c’est quand j’ai perdu mon petit frère à la naissance. J’avais une voix triste. J’avais l’impression d’avoir perdu un bout de moi.

Je me tais quand je suis triste.

Je me tais quand je suis heureux.

Je me tais quand je mange.

Je me tais avec mes parents.

Je ne me tais pas quand je suis chez mon frère.

Thomas

Atelier d’écriture du 12 novembre

Inventaire des verbes de la voix  (collectif) : -Parler -Murmurer -Chuchoter -Crier -Hurler -Marmonner -Jacasser -Ordonner -Capter -Grésiller -Dire -Demander -Interpréter -Citer -Réciter -Se plaindre -Rigoler -Pleurer -Râler -Gronder -Quémander -Discourir -Débiter -Raisonner -Rétorquer – Chanter – S’exprimer – Dire – Bercer – Brailler – Aboyer – Apeurer – Critiquer – Bavarder – Jacasser – Conseiller – Débattre – Rapporter – Lire – Raconter – Conter – Demander – Téléphoner – Interpréter  – Communiquer – Quémander – Discourir – Alerter-  Caincainter– Jacter –  Violenter – Calmer – Raisonner – Rigoler – Bourdonner – Agresser – Compter – Narrer – Grésiller – Expliquer – Mendier – Baragouiner – Capter – Râler

 

Inventaire des voix qui m’ont traversé :

La voix de mon père presque incompréhensible à cause de son accent. – La drôle de voix de ma mère qui râle après ma sœur faisant ressortir son accent breton. – La voix haut perchée de Catherine – La voix de ma grand-mère toujours en train de crier. – La petite voix aigüe de ma cousine qui crie car elle n’a pas ce qu’elle veut. – L’accent turc de l’ami de mon ex belle-mère qui me faisait toujours rire. – La voix de mon père qui m’étonnait toujours quand il parlait en vietnamien avec ses amis. – La voix douce et mélodieuse de cette chanteuse. Et ma voix que je ne supporte pas entendre au téléphone.

Alan.

La voix de mon cousin qui pleure.

La voix de ma grand-mère triste au téléphone.

Mon frère était mort de rire quand je lui racontais une blague qui n’était pas marrante.

La voix d’Estelle qui bégaie.

Mon chat qui miaule quand il a faim.

La voix de ma voisine qui a l’accent Brésilien.

Et ma voix dont j’ai rien à dire.

Céline

La voix autoritaire de ma mère.

La voix gentille de mon père.

La voix calme et douce de ma sœur.

La voix haut perchée de Catherine.

L’accent parisien de Franck.

La voix robotisée de Dark Vador.

Le bruit de cochon que fait Laura quand elle rigole.

La voix lente de Kévin.

Le miaulement bizarre de mon chat.

L’accent Marseillais de mon cousin.

L’accent paysan de mon parrain.

Et ma grande gueule.

Enora

La petite voix de mon neveu qui veut jouer au foot.

La voix grave de mon frère qui me demande de prendre mon filleul.

La voix douce de ma copine qui me demande de regarder un film.

La voix de mon meilleur ami qui hurle de rage car il joue à un jeu vidéo.

Et ma voix silencieuse qu’on entend peu.

Florian

J’entends la voix rauque de mon frère quand il rentrait du travail

La voix caincaintante de ma tante le matin

La voix assez aigüe mais sexy de ma prof de math

La voix avertie de mon frère avant que je fasse une connerie

La voix assez triste mais perçante de ma mère

Une voix étrange et farouche mais rassurante sortant du noir

Et ma voix assez grave mais assez rassurante à mon goût.

Franck

La voix de ma mère qui raisonne.

La voix de mon père avec son petit cheveu sur la langue.

La voix de cette chanteuse qui me transporte.

La voix énervante de ma grande sœur.

La douce voix paysanne de ma cousine qui ne fait que rire.

La voix énervante de ma sœur qui imite quelqu’un.

La voix totalement déroutante de ma tata.

La voix hurlante de mon cousin.

La voix drôle de Franck avec son accent de Paris.

La douce voix de Marie-Jeanne.

Les voix des voisins du dessus qui ne font que brailler.

Et ma voix dite de dessin animé ou d’enfant.

Oksana

Cette voix rauque qui me reste dans la tête pendant des heures et des jours.

Celle voix fatiguée d’un passé dure.

Cette voix de mon grand frère dure qui m’aide à grandir dans la vie.

Et ma voix qui parfois peut faire mal sans le vouloir.

Stéphanie

Face au vente de fronde qui m’accueille ce matin, je leur lis le texte de Henri Vallet Et je dis NON. Et puis ils écrivent…

Et je dis NON à ma photo dans le journal, je dis NON à la drogue et tous ces toxicos.
Alan

Et je dis NON aux gens qui me critiquent, et je dis NON aux gens qui parlent derrière mon dos, et je dis NON aux racistes qui disent «sale noir», et je dis NON aux mecs trop machos, et je dis NON  aux enfants qui crèvent de faim, et je dis NON à François Hollande, et je dis NON quand on me réveille brusquement, et je dis NON quand j’apparais sur les photos du Télégramme et sur Internet.

 Céline

Et je dis NON, à Franck qui passe sa nuit à me donner des coups et qui n’arrive jamais à se réveiller le matin. Je dis NON, à ma mère qui m’appelle toujours au mauvais moment. Je suis contre ma photo dans le journal. Je dis NON, à ces personnes qui m’ont vue une fois mais croient qu’on est trop amis. Je dis NON, à ces personnes qui sont incapable d’arriver à l’heure. Je dis NON, à ces personnes qui croient parce qu’elles sont âgées qu’elles peuvent tout se permettre. Je dis NON, à ses gens qui se trouvent toujours des excuses. Et je dis NON, à tous ces gens qui me saoulent au quotidien.

 Enora

Je dis NON aux personnes qui disent que pour gagner sa vie il faut faire des grosses études. Je dis NON aux gens qui conduisent n’importe comment. Je dis NON à l’état qui dépense l’argent dans les fonds qui ne servent à rien. Je dis NON aux parents qui laissent leurs enfants de moins de 10 ans jouer au jeu vidéo violent.

Florian

Et je dis NON à tous ces crimes jugés à tort sans loi ni foi, NON à toute la malbouffe et ce gamin qui crève la faim dans ces quartiers bas, et je dis NON à l’état qui nous manipule comme des pantins, et NON à l’histoire de la vie en elle-même, je dis NON à toutes ces guerres dans les quartiers pour de l’argent ou du respect, et je dis NON à ceux qui sont obligés de vendre de la drogue pour s’en sortir dans la vie , et je dis NON à ceux qui pensent qu’on n’a jamais le choix dans la vie…

Franck

Et je dis NON à ces horreurs qui coupent les arbres. Je dis NON à ces horribles images de prévention sur les paquets de cigarettes. Je dis NON à ma mère qui passe son temps à crier au lieu de profiter. Je dis NON aux prix beaucoup trop hauts. Je dis non à ces politiques qui ne valent rien. Je dis NON aux personnes harcelant quelqu’un, lui rendant la vie impossible. Je dis NON aux impôts, au chômage. Je dis NON à ces personnes gaspillant de l’argent inutilement. Je dis NON à toutes ces pubs qui passent à la télé en plein milieu du film. Je dis NON à ces enfants voulant grandir dans le luxe. Je dis NON à ces personnes hypocrites qui te mentent dans le blanc des yeux. Je dis NON à ces hommes maltraitants femmes et enfants. Je dis NON à ces personnes se mêlant de ma vie.

Oksana

 Atelier d’écriture du 7 novembre

L’arrêt de bus du collège de Sizun

Quand j’étais en week-end on se donnait souvent rendez-vous là-bas avec des amis. Après s’être rejoints on commençait à discuter, rigoler, on s’envoyait des musiques sur nos portables pour ensuite les écouter, certains jouaient au ballon, pendant que d’autres allaient au super U du coin pour acheter de quoi boire et manger pour la journée. On y revenait tous les jours, on faisait rien de spécial, on aimait surtout glander tant qu’on était entre nous.
Alan

 

La PPI à Landivisiau

Le jour où je rentre en PPI pour la première fois, j’avais une boule au ventre. Une fois arrivée en PPI, j’étais stressée, angoissée, j’avais peur du regard des autres, peur de souffrir, peur des moqueries car tout ça je l’ai subi au lycée. Quand je suis arrivée en PPI, j’étais timide car je ne connaissais personne sauf Stéphanie mais que depuis quelques jours. Plus les jours passaient plus je commençais à parler mais c’était difficile de m’intégrer car j’ étais timide. Il y a eu une semaine où Stéphanie n’était pas là, c’est là que je me disais qu’il fallait que je m’intègre car sinon je m’intègrerais jamais. Je me suis intégrée dans le groupe petit à petit. Les gens sont hyper gentils.

Céline

 

Le parc Lucien Prigent

Le parc lieu où les gens se réunissent, verdoyant de vert au chemin de terre qui longe les arbres où le vent froid souffle sur les feuilles qui tombent sur la petite pente d’herbe qui mène à une sortie, d’où l’on peut apercevoir en entrant dans le parc le manoir à exposition culturelle, le vieux pot en pierre.

On aperçoit, les jeunes qui se posent ou s’allongent sur l’herbe, des vieux qui discutent et promènent leur chien, les enfants qui crient, qui s’amusent sur le petit banc et d’autres personnes qui marchent sur le chemin en écrasant les châtaignes en se dirigeant vers l’escalier de pierre qui mène à la route où on peut entendre les voitures circuler.

On entend le vent qui souffle, les paroles de personne qui traversent le parc, les chiens qui aboient.

On peut voir le matin, l’herbe humide, le vent glacial qui souffle sur les arbres et aucune présence de gens.

L’après-midi l’herbe n’est plus humide, le vent reste glacial mais le parc accueille les enfants, les jeunes et puis les vieux.

Moi je me pose dans notre coin abrité sous les arbres où les feuilles tombent où je discutais et rigolais bien.

Florian

 

Le skate parc de Landivisiau

Le skate parc est pour moi un endroit magique. J’y ai vécu énormément de choses, des bonnes comme des mauvaises mais elles restent pour moi des souvenirs agréables. Je me rappelle y pleurer comme rigoler, faire du skate comme rester perchée sur la rampe des heures. Je me rappelle y avoir fait de très belles rencontres. Mais je me rappelle surtout y être allée et y aller encore toute seule ou accompagnée de ma sœur pour faire le vide, me ressourcer dira-t-on. Cet endroit me permet de faire les bons choix et d’être au calme quand ça me chante. Ce que je sais c’est que cet endroit ayant fait entièrement partie de mon adolescence restera toujours ancré dans ma mémoire.

Oksana

 

Le plan d’eau de Saint-Derrien

Ce lieu où j’aime me réfugier, pour passer du temps avec mes amis ou même toute seule. J’ai passé toute mon adolescence à traîner là-bas avec mes amis. J’ai passé des moments géniaux à en pleurer tellement nous rigolions. Cet endroit où j’ai des souvenirs pleins la tête, que je n’oublierai jamais.

Je me souviens d’un soir d’été, mes amis et moi on s’était tous rejoins au parc du plan d’eau, nous avons enlevé nos chaussures puis avons commencé à jouer sur les jeux pour enfants jusqu’à la tombée de la nuit, c’était un moment formidable. On faisait tous les week-ends la même chose mais on aimait se rejoindre là-bas ou au paintball quand il faisait beau.

Sandra

 

Le vallon du Stang- Alar

Quand j’étais petite j’allais souvent avec ma grand-mère au Vallon du Stang -Alar,  on allait souvent sur les coups de 20 heures après le repas.

On y allait pour prendre un peu l’air et se ressourcer l’esprit après une grosse journée.

Bien sûr on n’y allait pas que toutes les deux, non pas du tout, mais avec aussi mes deux chiens Tina et Filou.   Ces deux adorés se baladaient au parc et couraient, ils devaient se sentir libres un peu comme un oiseau, libre comme l’air.

Moi j’adorais aller au parc de jeux,  je me faisais de nouveaux amis,  je rigolais et jouais avec d’autres enfants.

Moi et ma grand-mère on aimait aussi se poser sur un banc et on parlait de tout et de rien… mais elle aimait me parler de sa jeunesse,  je rigolais beaucoup.

Et parfois on allait aussi donner à manger aux canards, je me rappelle que mon chien voulait sauter sur tous les canards et ça nous faisait bien rire.

Au vallon du Stang- Alar j’ai passé des moments vraiment parfaits et vu, entendu la nature, des choses vraiment très belles.

Stéphanie 

Atelier d’écriture du 5 novembre

Choisir trois lieux, et d’un seul souffle, sans ponctuation, écrire ce qui vient quand on pense à ce lieu. On fera ensuite la même chose avec Landivisiau, qui est notre lieu commun et avec Mon territoire.

Cinéma de Saint-Etienne  où je suis allée avec mon ex on a regardé un film en amoureux c’était chouette le film s’appelait  «les profs» on a bien rigolé et c’était magique j’ai jamais eu un si bon moment avec lui.

Camping à Saint Jean De Mont : c’était en août avec mes parents et mon frère on s’installait dans le camping un soir il y avait une soirée au camping mes parents et mon frère s’ennuyaient donc ils rentraient au mobil home tandis que moi je suis restée seule comme un meuble puis il y avait une fille qui elle aussi était seule je lui ai proposé de venir avec moi comme on était chacune de son côté on a fait connaissance et cette fille était si extraordinaire que j’ai eu l’impression de la connaître depuis des années plus les jours passaient plus on trainait ensemble au camping.

Landivisiau : C’était un mardi 19 octobre 2014 je rentre en PPI pour la 2ème fois pour remplir des papiers à un moment Catherine part dans une autre pièce c’est là que Stéphanie a commencé à me parler c’était incroyable le feeling est vite passé entre nous.

Mon territoire : où j’ai tellement souffert depuis 16 ans que d’ailleurs j’en souffre encore à cause de la famille tante tonton cousin cousine grand-mère qui me rabaissent tout le temps qui me prennent pour une bonne à rien avec mes parents y’en a marre de cette vie heureusement que je suis en Bretagne sinon je ne saurais pas si je serais encore en vie qui d’ailleurs depuis cinq mois que je suis plus moi-même c’est tellement dur d’être loin de mon papy qui n’est plus là et qui est parti au paradis.

Céline

Le cabanon l’endroit où on peut se reposer en écoutant les cigales chanter les feuilles des arbres qui bougeaient au vent.

Leucate la ville aux commerces remplie de touristes qui marchent sur le sable de la plage en regardant la mer.

Aqualand le bruit des toboggans les enfants qui courent près des piscines.

Landivisiau la ville au cheval d’acier aux commerces du textile au parc verdoyant où des enfants s’amusent.

Mon territoire où je peux voir de ma chambre les champs au loin qui s’étendent à des kilomètres avec l’impression que tout autour de chez moi est vert où la nuit je peux apercevoir la ville de Landivisiau.

Florian

Chef-Du-Pont cette ville est si tranquille et si cool faire du skate avec ma cousine rigolant comme des folles quand nous tombons me balader toute la journée et la soirée à parler de tout et de rien écouter la musique et même pleurer avec mon autre cousine voir ma petite sœur s’amuser dans la neige mon autre petite sœur grandissant dans son berceau je m’amuse je rigole je profite de ma famille tandis que ma vie sociale est en chute libre.

Sausset-Les-Pins jamais je ne me suis aussi bien sentie dans une ville c’est magnifique chaleureux et très accueillant les sudistes sont aimables heureux et prennent leur temps sous ce merveilleux ciel bleu la complicité entre ma petite sœur mon père et moi n’a jamais été aussi forte et je suis pour la première fois heureuse mais pour de vrai.

Pompéi est sans doute ma meilleure expérience marcher sur ces pierres ayant été plus ou moins détruites par la lave les formes de corps assez présentes les magnifiques maisons enfin ce qu’il en reste il y a énormément de sensations qui me sont venues toutes en même temps et puis bien sur partager ça avec ma cousine était la plus belle chose qui puisse m’arriver.

Landivisiau on se sent bien ici cette petite ville où je vis depuis des années je ne sais pas si je pourrai m’en passer ici on peut vivre tout un tas de trucs c’est cool de passer son adolescence ici mais assez éprouvant on va dire que j’ai toujours trouvé que les bretons ont une façon bien à eux de vivre en communauté.

Mon territoire est bizarre je vis tous les jours des choses différentes qui me font grandir qui m’ont détruites auparavant.

Oksana

Le camping Les Vignes où je vais en vacances où j’aime partir où je me sens bien où j’ai des amis géniaux où je passe des moments extraordinaires où j’oublie tout où je ne veux plus partir quand j’y suis où je me sens libre où tout le monde ne se connait pas où je retrouve une vrai âme d’enfant où je ne dors pas beaucoup où personne ne se juge.

 La maison des sages où je passais presque tous mes week-end où je retrouve mes amis où je rigole où je fais la fête où je peux rester moi-même où on ne me juge pas où j’aime être.

Lanvéoc où j’ai passé des moments géniaux où j’aimerais retourner une ville avec  un paysage magnifique des personnes formidables avec qui je me suis amusée où il y a une personne que je n’oublierai jamais.

Landivisiau où j’ai été au collège où je me suis baladée avec des amis où je suis en PPI où je mange tous les midis où j’ai connu beaucoup de personnes où tout le monde se connaît où je vais des fois à la piscine.

Mon territoire où je me suis sentie exclue, où je me suis beaucoup renfermée sur moi-même, où j’ai repris un peu confiance en rencontrant de nouvelles personnes qui m’ont beaucoup apporté où j’ai recommencé à m’amuser à sourire où j’ai appris à ne pas me laisser marcher sur les pieds où je suis née où mon frère et ma sœur ont toujours été là pour moi.

Sandra

Et puis je lis le poème de Rimbaud, Sensation. Et ils écrivent

 

J’irai sur la plage de Plouescat marcher au bord de l’eau et entendre le bruit des vagues pour évacuer mon stress.

Céline

J’irai sur le port de Sausset-Les-Pins où le petit vent tiède caressera mon visage. Je m’assiérai sur les rochers en face de la mer. Les vagues s’écraseront sur les rochers et m’enverront des petites gouttes. J’apprécierai ce paysage magnifique et ce phare qui éclairera la mer toute la nuit.

Oksana

J’irai à Saint-Augustin Sur Mer pour entendre les vagues se casser sur la digue. Sentir l’odeur des algues dans l’air. Admirer ce beau paysage entouré de champs de vignes, ce calme du matin à en entendre les oiseaux chanter. J’y retournerai l’esprit libre comme de renaître et recommencer une nouvelle vie.

Sandra

Après les images arrêtées, et les sensations, il s’agit de donner à voir le territoire ou le paysage comme une succession images, à travers l’idée d’un déplacement. Je leur lis des extraits de plusieurs de mes textes dans lesquels j’ai travaillé sur le trajet d’un personnage dans la ville, et comment il la perçoit en la traversant.

Trajet

Je sors de chez moi, je marche lentement. Je longe les maisons pour aller à l’arrêt de car. Je prends le car, je regarde par la fenêtre les arbres défiler. On traverse plusieurs ronds- points, une longue montée puis une longue descente. J’arrive au lycée et je descends.

Céline

Je me lève, je m’habille, je vais dans mon garage je sors mon scooter et je pars de chez moi en passant devant les maisons jusqu’à la sortie du bourg pour voir au loin les champs où les agriculteurs travaillent, puis j’arrive au niveau de la course de côte en passant dans les virages bordés d’arbre où des feuilles volent au vent pour arriver en bas devant la rivière de l’Elorn, je rentre dans Landivisiau en circulant dans les rues voyant des gens discuter, sourire, rigoler, j’arrive devant le Leclerc près à travailler pour mon stage.

Florian

Je sors de chez moi, mets mes écouteurs dans mes oreilles et augmente le son au maximum sur une chanson de Tove Lo. Je marche. Bâtiment 12, bâtiment 10, je passe le petit chemin d’herbe mouillée. Je soupire. Je chante. Le petit chemin de terre et voilà la sortie de la cité. Je souris, je suis contente. Je chante, j’allume une cigarette. Je marche dans la cité d’à côté, contente, chantant toujours. Ma cigarette se consume, j’arrive à la descente de la piscine, regarde à l’intérieur les nageurs matinaux, souriant de ne pas être à leur place. Je passe le rond-point. Le parc. La ruelle. Je fais attention aux voitures. Je tourne à droite, je continue tout droit. Je passe devant le bar, souris aux personnes fumant dehors. Je remets la même chanson. J’aime cette chanson. Je traverse en face du bar violet. Espace des capucins. Soupir. Essoufflement. Je ralentis. Tout droit. A droite. La laverie, je marche un peu plus vite. Je traverse. Je change de chanson. Je suis fatiguée. Je traverse, je marche. La boulangerie ! J’ai faim. Mais je tourne à droite. Le porche. Soulagée. Je suis arrivée. Me voilà prête à commencer ma journée.

Oksana

Je sors du Neptune, je cours, le bar, le salon de coiffure, la chapelle, la gendarmerie, un autre salon de coiffure. Je continue la route entourée d’arbres, une montée, un bar, puis la première à gauche, je tourne et encore à gauche et j’arrive enfin chez mon meilleur ami qui lui va me consoler.

Sandra

 

Atelier d’écriture du 4 novembre

Inventaire des noms de mon territoire intime : -Le Tréhou -Sizun -Landivisiau -Le Faou -Crozon (plage) -L’abribus -Rue des Camélias -La Salle Saint Ildut -Le Squatt -Lampaul-Guimiliau -Rue des Lilas -Le Rad arts (Bar) -Bois de Bodivy -Le Ty Breizh (bar) -Hanvec -L’hôpital Morvan -L’hôpital Necker -Bénodet -Le collège Val d’Elorn -La cité Marine -Brest -Pompéi (Italie) -L’Espagne -Plymouth (Angleterre) -Le Lac du Drennec

Images de mon territoire intime : Abribus de couleur verte près du collège Val d’Elorn. Le bois de Bodivy situé près d’un pont et d’une rivière.

Je connais mon territoire intime :

Je connais l’hôpital parce que j’y ai passé dix ans.

Je connais cette rue car je passais mon temps à jouer au football l’été.

Je connais ce lac car j’y allais marcher et me baigner.
Alan

 

Inventaire des noms de mon territoire intime: Brest-Rue de Bohars-Kerfissien (plage)-Parc de Guimiliau-Rivière-Skate Park-Le Kroachou (Bar)-Le Pavoie (Bar)-Distri Center-Collège Kerzourat-Lycée Le Porsmeur-La Casa-La cité Marine-La gare de Morlaix-L’arrêt de bus (Guimiliau)-La gare routière-Le Mac Donald-Venise-Barcelone-Toulon-La Valette du Var-La tour Eiffel-Les Champs Elysées-Roscoff-La Bourse de l’immobilier-Ecole primaire Ferdinand Buisson-Ecole St Joseph-Le 29 (le Faou)-La Villa (Brest)-Le Neptune (Berven)-Les 100 marches (Morlaix)-Lycée Tristan Corbière-Le car numéro 22-Le Pôle des métiers-Plouvorn-Terrain de foot de Kerzourat-Le cheval-La P’tite Pause-Buffalo Grill-La salle polyvalente de Guimiliau

Images de mon territoire intime

Maison rose avec étage aux volets blancs près d’un bois.

Petite forêt où coule au milieu une rivière entourée d’arbres près d’un petit pont en bois.

Escalier dont le nom est erroné, sportifs sont ceux qui arrivent en haut sans être essoufflés.

Restaurant près du cheval en acier où des travailleurs pressés font la queue pour manger le midi.

Grand bâtiment près de la gare ou il y a des appartements.

Grand monument connu qui est l’emblème de la France où chaque jour des touristes du monde entier font des photos.

Grand terrain de foot derrière la salle omnisport du collège Kerzourat où les collégiens se cachent pour fumer.

Je connais

Je connais cette rivière pour m’y être assise à côté des millions de fois seule ou accompagnée de mon meilleur ami.

Je connais ce bar pour y être allée tous les dimanches avec mon père pour jouer au babyfoot et au flipper en buvant un chocolat chaud.

Je connais cette boite de nuit pour y aller chaque weekend avec mes amis pour me vider la tête.

Je connais cette gare pour y avoir mangé chaque midi pendant deux ans et y avoir pris le train maintes fois.

Je connais ce collège pour y avoir passé quatre ans et y avoir fait des belles rencontres.

Je connais cet appartement pour y avoir passé de nombreuses soirées et après-midi avec mes amis.

Je connais cette rue pour avoir habité dans cette maison que ma mère avait peinte en rose bonbon.

Je connais cet arrêt de bus pour y avoir attendu pendant quatre ans chaque matin mon car.

Enora

 

Inventaire des noms de mon territoire intime: Leucate-21 rue du plateau-Varilhes-Le cabanon-Terrain de rugby-Le lapic-La tribune de Tiesnevez-Landivisiau-Brest-Landerneau-Aqua-land-Leclerc-Super U-Kerzourat-Le hangar-Rue d’Arvor

Images de mon territoire intime:

Leucate la ville aux commerces près de la plage.

Un vieux hangar où des jeunes se retrouvent.

Aqualand, des toboggans géants, des enfants qui s’amusent.

Je connais

Je connais le terrain de rugby parce que j’y ai joué.

Je connais le Lapic parce que je marchais à côté de la rivière.

Je connais rue d’Arvor parce que j’y ai passé mon enfance.

Je connais Landerneau car je suis né là-bas.

Florian

 

Inventaire des noms de mon territoire intime (LIEUX ET BONS SOUVENIRS) : Sevran (Rougemont) posé sur le banc du quartier – Beauvais (plato-zoo) bâtiment D sur les toits – Amsterdam (Mississipi) au coffee shop – Camping prêt du Touquet – Casino de Forge les eaux – Première colonie de vacances à Saint-Malo des bois – Première vacances de 2 semaines à Djerba en Tunisie – Mes premier pas dans un studio d’enregistrement à Bariole – Le parc Kennedy à Beauvais – La maternité de Beauvais

Images de mon territoire intime (DESCRIPTION DES LIEUX DITS)

Petite droguerie dans l’impasse prêt de l’église à Andorre.

Un bateau blanc et vert à quai en face de la boulangerie Paulette à Amsterdam.

Un bâtiment immense avec plein d’interphones à côté de l’épicerie toujours fermée.

Un bloc rose au milieu du quartier Rougemont ou bien dans le cul de sac de la rue des 4000.

Hôtel situé à Djerba en face de la mer en Tunisie.

Grand parc avec skate parc, terrain de pétanque, et un endroit pour les barbecues à Beauvais en face du plus grand ciné bien éclairé et du KFC.

Petite balançoire à la zup en face des écoles primaire et du Shopi.

Cage d’escalier bâtiment d un grand bâtiment avec 3 cages d’escalier différentes en plein quartier chaud à Bariole au four.

 

Je connais (SOUVENIR DE LIEUX)

Je connais bien les toits d’immeuble car j’y montais souvent faire la fête entre potes et contempler la vue et ses alentours sentir l’envie de s’évader et voir d’autres lieux.

Je connais bien le stand de tir de Plougastel car pratiquement tous les dimanches je vais au tir avec mon oncle pour me ressourcer et faire le vide dans ma tête et me canaliser un peu plus.

Je connais bien l’odeur des roses car ma sœur embaumait tous les matins la salle de bain avent de partir au travail.

Franck

 

Inventaire des noms de mon territoire intime: rue Tristan Corbière – Chef-Du-Pont – Bricquebec – collège Marcel Grillard – collège St-Exupéry – école de la rue d’Arvor – la cité bleue –  les trois tours – le skate park – le cheval – collège Kerzourat – lycée du Léon – Plouénan – Equeurdreville – Sibiril – Martigues – St-Efflam – Sausset-Les-Pins – Le Domaine de La Mer – le port – Le Bistrot – Le 29 – le Mary-Stuart – la grange – Henvic – le Shopi – Kérozar – Pompéi – Naples – Cologne – La Récré des 3 Curés – les Halles.

 

 Images de mon territoire intime

Un cheval en acier trônant au milieu d’une place.

Un camion de poubelles ramassant les conteneurs dans une cité bleue.

Une mairie rouge devant une place entourée d’arbres.

Une salle et un terrain de sport devant un collège jaune.

Un supermarché à côté d’un joli parc avec une rivière, des jeux pour enfants, deux terrains de tennis et un bois.

Une maison de la musique orange près du parc où règne un super château et un joli lac.

Une bibliothèque rouge avec un petit lavoir à côté.

 

 Je connais 

Je connais ce skate park avec ces bruits de skate glissant sur les rampes.

Je connais ce skate park avec le bruit des roulettes sur le sol.

Je connais ce skate park avec cette grande rampe où je me posais des heures.

Je connais ce skate park avec ce terrain de foot où des équipes viennent s’affronter le dimanche.

Je connais ce skate park avec ces tribunes colorées de jaune et de rouge.

Je connais ce skate park avec les cris des enfants du centre aéré au-dessus.

Je connais ce skate park avec cet abribus bleu que j’escaladais parfois.

Je connais ce skate park bordé d’arbres et d’un parc où des chiens concourent.

Oksana

 

Inventaire des noms de mon territoire intime:La cabane (squatt) – Saint-Augustin Sur Mer (camping Les Vignes) – Hyères – Kervalian – Val Thorens – La grenouillère (plage) – Les amiets (plage) – La plagne – Royan – St-Derrien (le Didgeridoo et le plan d’eau) – Brest – Landevieille – Saint-Gilles Croix de Vie – Fort Boyard – Berven (Le Neptune) – La Forge – Tristan Corbière, Morlaix – La cabane (bar), Morlaix – La Palmyre (camping et zoo) – La maison des sages – Cléder – Les falaises (la Forêt Fouesnant) – Plouvorn – Creac’h zu – Moguériec (port) – Porsguen – Le Milton – Plougastel-Daoulas – Lanvéoc – Le bloc (squatt de vacances) – Le Rad’Arts (bar) – Arrêt de bus et parc de la salle Auregan – La P’tite Pause – Collège Kerzourat Landivisiau – Ecole Sainte-Thérèse Plouzévédé – Le Stendhal – Salle de boxe de Plouescat – Angleterre (Exeter)

Images de mon territoire intime :

Autour de ce camping des champs de vignes.

Face à ce grand lycée, un complexe sportif.

Une maison abandonnée en face de la gendarmerie.

Des champs, peu de maison, juste un château et un bar.

Des escalators qui montent vers le bowling.

Les vagues qui passent par-dessus le barrage de la grenouillère.

 

Je connais 

Je connais le plan d’eau parce que je m’y pose souvent avec mes amis.

Je connais cette maison abandonnée, on s’y abritait quand il faisait froid ou qu’il pleuvait.

Je connais la maison des sages, mon meilleur ami y habite.

Sandra

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