Morlaix

Découvrir le territoire de Morlaix par ce que m’en montrent et m’en disent les habitants.

Voici les films réalisés à Morlaix. Je remercie sincèrement  Ana, Ionela, Julien, Marvin, Roselyne qui chacun m’ont fait découvrir « leur » lieu, l’ont filmé et sont venus enregistrer leur voix en off.

Atelier du vendredi 5 décembre

Les voix

 

Pour maman

Maman, je veux dormir le soir avec toi

Maman, je veux me réveiller le matin avec toi

Maman, je t’aime !

 

Mama, eu cu tine vreau sa dorm

Mama, eu cu tine ma trezesc

Si pe tine te iubesc

Ionela

Voix de la maîtresse de ma fille : comme une abeille, doux comme le miel.

Voix de ma tutrice : chaude, la vapeur du pain qui vient juste d’être cuit au four, elle soupire, elle est claire.

Voix de Frédérique : accueillante comme une bibliothèque.

Voix de ma fille : comme une équipe de football.

Voix de mon mari : le moteur  diesel dans le matin d’hiver.

Voix de ma meilleure copine et moi au téléphone : chaque oiseau a sa langue.

Voix de ma belle-mère : comme une citron.

Voix de mon père : ça me serre comme un nœud de cravate mais je suis obligée de le porter.

 

Ma voix est comme une rivière sinueuse, parfois timide, parfois très forte mais je crois que je suis en normalité, j’aime bien ma voix.

Ionela

 

 

Sa voix, c’est une voix qui marque, qui pénètre dans ta chair, dans ton corps, elle est forte comme si elle venait de Dieu.

Sa voix est forte et autoritaire

Sa voix est calme mais sécurisante

Sa voix est stridente, haute, et donne des ordres partout, demande quelque chose tout le temps.

Sa voix, c’est une voix par dedans, et basse.

Sa voix m’énerve.

Sa voix chante comme les oiseaux.

Sa voix est dure et ferme.

Sa voix est contente et chaleureuse.

Sa voix est froide.

Sa voix rigole.

Sa voix est sonnante.

Sa voix est rude, sauvage.

Sa voix est amère.

Sa voix chevrote.

Sa voix est sèche.

Sa voix est amicale.

Ma voix, je n’aime pas l’entendre, je ne m’identifie pas avec elle. Pour moi, elle est sonnante, haute et n’est pas harmonieuse.

Ana

 

Voix de Mickaël qui va me proposer une sortie.

Voix de Monique, ma tutrice, si gentille.

Voix de maman un peu râleuse.

Voix de Klara, très gentille. Je joue beaucoup avec elle.

Voix de ma copine, belle et tendre.

Et ma voix : on dit qu’elle est trop forte ! Pour moi : non !

Julien

 

Voix de mes parents, agréable, je me sens bien.

Ma sœur a une voix d’ange.

Quand j’entends parler mon beau-frère qui est martiniquais, j’ai l’impression qu’il a une voix d’or.

Je n’aime pas qu’on me traite d’handicapée, ça me fait mal.

Quand Luka rigole, ça me fait rire.

Quand Maëva chante ses chansons créoles, j’ai les poils des bras qui se hérissent.

Mon père me dit que j’ai une super belle voix quand je chante.

Roselyne.

 

Voix de ma sœur : la belle voix.

Sa voix m’agressait quand il me parlait.

J’aime écouter la voix douce et agréable de ma copine.

Humoriste, sa voix m’amuse et me fait rigoler.

Ecouter la musique classique me repose.

Quand j’entends ma voix enregistrée, ça me fait bizarre.

Marvin

 

Ta voix est à ton image : un vide aujourd’hui.

Cette voix qui m’a portée, poussée, crié après, félicitée s’est éteinte trop tôt. Elle était à ton image : de forte elle est devenue faible,  de limpide, elle est devenue rocailleuse pour finir par s’éteindre. Ta voix papa ma manque terriblement.

Bébé, ado, adulte, France Inter, France Culture, les voix des chroniqueurs m’accompagnent au quotidien, le matin, certains midis, sur la route, le soir. Elles sont les rythmes de mes journées.

Ma voix ? Est-ce la mienne, j’ai des doutes.

Marie-Joëlle

 

Tu chantais à la perfection. Je ne sais pas quand ni comment tu avais appris le chant lyrique, mais je t’ai toujours connu chantant.

Lorsque ta voix légère, presque inaudible au début, s’élevait, tous se taisaient. Et moi je frissonnais.

Lorsque tu as perdu la mémoire jusqu’à l’oubli du visage de ton fils, le chant lui est demeuré en ta voix.

 

C’est un souvenir d’enfance, un homme traîne une charrette dans la rue en bas de mon immeuble et lance d’une voix claironnante ce que je prends pour un cri qui cadence le bruit du roulement de la charrette à intervalle régulier. Cela ressemble à : «  Joyfé ! »

Récemment j’ai demandé à ma mère quelques explications. J’ai appris qu’il s’agissait du récupérateur de chiffons et de ferrailles. Dans le patois bordelais chiffon se dit gueille.

Ainsi à mon oreille d’enfant ce : «  Gueille Ferraille ! «  se transformait en «  « Joyfé »

 

A propos de ma voix, je reste sans quand il s’agit d’en parler car je ne sais pas comment elle sonne. J’espère qu’elle sonne gaie.

Isabelle

 

J’aime beaucoup la musique et voilà pourquoi je veux décrire la voix des chansons.

Quand j’écoute comment chante Lara Fabian et comment elle prononce Je suis malade , il me semble qu’elle est vraiment trop malade et qu’elle a besoin de se soigner, mais les médecins ne peuvent pas l’aider. Parfois, il me semble que c’est moi qui ai besoin d’une aide médicale, parce que sa voix entre dans mes oreilles et passe dans toutes les parties de mon corps. Je veux pleurer, je veux crier, je veux faire tout ce que je peux pour aider les personnes qui ont besoin de notre aide.

C’est la voix de la musique et de très bons chanteurs qui peut pendant quelques minutes m’obliger à pleurer, à crier, à chanter, à danser, me rappeler mon enfance, comprendre que nous n’aurons plus vingt ans, nous souvenir de notre premier amour, de notre service militaire, de la guerre, de notre envie de vivre, d’aller prendre l’air.

C’est sous la musique qu’on peut s’endormir, qu’o peut décrire des images, écrire un livre, faire des bêtises ou bien des bonnes choses.

Et dans chaque voix on peut trouver la musique : voix de la rivière, voix de la forêt, voix des pas …

Tigran

Atelier du mercredi 3 décembre

L’expérience intime du paysage

Los Cahorros (Monachil, Granada)

Seulement commencer la route vers Los Cahorros est émouvant. C’est pas possible de rester indifférent devant ce grand canyon que traverse la rivière du Monachil.

Ses très hauts murs de pierre noire cachent beaucoup de petits lacs avec de l’eau glacée.

Arrivé là-bas on traverse des longs ponts suspendus, qui toujours produisent des légères chatouilles dans la panse, c’est impressionnant.

On n’entend rien. Le silence. Seulement l’eau qui descend.

Marta

 

C’est l’été.

Tout le monde est dehors à voir les étoiles filantes avec le sac de couchage.

Le sol est en ciment froid qui s’accroche à moi. Il fait partie de moi. Je le connais bien. Je joue tous les jours et toute la journée avec lui.

Je fais mes plats pour manger, je fais des rivières, je fais des routes et des châteaux avec lui. Je l’habille avec mes dessins.

Il est sous mes pieds nus tout le temps et il est ma racine.

Ana

 

Nous sommes à la ferme et c’est l’été.

Nous avons ici Le Paradis, une place où nous pourrons aller seulement quand nous aurons grandi.

C’est une place comme le dit son nom : Le Paradis,

C’est très difficile de faire le chemin. Nous avons besoin de marcher pieds nus sur l’aqueduc romain qui est sur le mûrier.

L’aqueduc,  c’est haut et dangereux comme si la vie et la mort étaient à ton pied.

Après avoir passé « La vie et la mort », tu es au Paradis. C’est un incroyable paysage. C’est la source et pour nous, c’est a vie, parce que tu y es allé.

Ana

 

Paseo de Los tristes

J’aime aller à « Paseo de Los Tristes »,

Quand commence la route, je peux voir comme le soleil pénètre dans les arbres, je fais une photo et continue à pied, tranquillement. Je peux sentir l’odeur du restaurant à côté de la route, et les personnes qui parlent très fort, rigolent…elles sont contentes.

Je continue tout droit, j’écoute un chien qui regarde par la fenêtre et aboie, il est content.

A droite, j’écoute aussi le fleuve « Darro », l’eau est bonne parce que je ne pense à rien.

Finalement, je suis contente aussi, j’ai la tranquillité.

Paola

 

Le Mont Ararat

Je suis né en Arménie. Et depuis le jour de ma naissance, j’ai vu le Mont Ararat. L’Ararat, il y a déjà presque cent cinquante ans qu’il  se trouve dans le territoire de Turquie. Mais on peut le voir de la fenêtre de chaque maison d’Arménie.

Chaque jour, quand je me réveillais, je le regardais longtemps. Je parlais avec lui. J’avais l’expérience que je le connaissais depuis ma naissance. Je voulais y partir, mais j’étais petit. Et quand j’ai grandi, j’ai su que sur l’Ararat se trouve le bateau de Noé, et que de là a commencé à continuer la vie. Je voulais y aller, toucher le sol et l’embrasser. J’avais envie de trouver le bateau qui nous a donné encore une chance de vivre, grâce à Dieu. Et à ce moment-là, j’ai compris que dans le monde il n’y a qu’une nationalité. Tout le monde est les enfants de Noé, et je remercie toujours Ararat, qu’il ait accueilli son bateau.

Parfois il me semblait que l’Ararat était triste.

Parfois il me semblait qu’il ne voulait pas que je le voie et parle avec lui.

Chaque fois, je voulais savoir combien de neige restait sur le sommet, parce que quand il y en avait beaucoup, ça signifiait qu’il ferait froid. Et je pensais qu’il avait aussi froid.

Et quand je ne pouvais pas le voir, il me manquait beaucoup.

Presque chaque jour je le saluais le matin et lui souhaitais bonne nuit avant de me coucher.

Tigran

 

La plage Saint-Anne

je marche sur le sable

je pêche des couteaux- c’est calme-

le goémon que j’aime regarder pour la couleur

Julien

 

Portez

La plage, les grains de sable glissent entre les doigts des pieds, c’est doux, c’est chaud, c’est humide. Une pierre vient rompre cette monotonie. Puis c’est l’escalade sur les rochers rugueux. Trouver le bon appui qui ne fasse pas mal, qui ne déstabilise pas et hop un pas de fait, puis un autre. Le varech adoucit la morsure du rocher et nous rapproche de l’eau. Une vague et les pieds sont un peu plus propres, dégagés du sable. L’écume asperge les jambes. L’odeur de la mer nous envahit et nous invite à nous ébrouer dans ce champ ondulant et transparent.

Jean-Pierre

 

La rivière Mures

La rivière Mures c’était la rivière des enfants pendant l’hiver. Nous savions depuis les premiers flocons de neige sur la rivière que la glace viendrait bientôt.

Chaque matin nous allions sur la rivière quand elle  était prête pour nous accueillir. Nous restions jusqu’au soir en oubliant donc la faim et la soif. Parfois nous sucions un glaçon sur les arbres pour apaiser notre soif.

Sur la luge, les patins ou le sac en plastique rempli de foi , nous tirons, nous poussons, nous faisons le train, nous formons une équipe…

Au début la rivière était très froide. Après quelques minutes, nous criions notre joie et notre bonheur et la rivière nous récompensait, nous avions très chaud et les joues rouges.

Maintenant les enfants ne savent plus le faire, malheureusement, seulement les pauvres, les gitans.

Ionela

 

Une journée quelconque

Il est midi parce que le soleil montre à ma grand-mère l’heure exacte. Il fait très chaud. La cigale chante la pluie, il y a des fourmis partout. Nous sommes aux champs pour sécher le foin. Nous déjeunons rapidement parce que la pluie arrive bientôt.

Ma grand-mère sort quelques oignons rouges, elle tape dessus avec le dos de sa main et elle y met du sel humide (même le sel indique la pluie). Puis elle sort du fromage, des lardons fumés et un plat de maïs comme un pain.

Moi je préfère manger autre chose car je n’aime pas ça. Je préfère chercher des fraises des bois. J’entends le grand-père dire : « Laisse tranquille ma petite fille, elle va manger quand elle a envie. Il m’a surnommée sa fraise des bois.

Ionela

 

Rue de l’hospice

Je connais la rue de l’hospice à chaque saison. Aux beaux jours, la descendre de bon matin éveille les sens, dissipe le flou du sommeil encore proche.

La tête est toujours levée car on y circule entre de hauts murs. La montée sollicite beaucoup de muscles car elle est très pentue. Mes jambes gardent les traces de plusieurs chutes car le verglas n’y est pas rare et j’aime l’impulsion des foulées rapides.

Isabelle

 

L’aquarium

C’est mon bureau qu’on appelle l’aquarium parce qu’il est tout vitré.Il est baigné de lumières au néon. Ambiance feutrée. Le corps n’y existe presque pas, sauf à cause du mal de dos.

Isabelle

 

Plage de Santec

La plage de Santec est de sable fin. J’aime y marcher pieds nus. Les nuances en sont bleu caraïbe. Pourtant, plonger dans cette mer transparente vous fait hérisser le poil tellement elle est fraîche.

Isabelle

 

Le lavoir

Avec ma grand-mère, ma grand-mère de Cléder, on allait au lavoir. Une fois par mois, on posait dans la brouette le linge sale, la caisse, le savon et cahin-caha, on partait sur la route poussiéreuse. De très loin, on reconnaissait les bruits : voix de femmes, eau remuée, linge frappé… On descendait une pente abrupte bordée de genets et les deux bassins apparaissaient. Les pierres de granit luisaient, des bulles de savon s’envolaient, l’eau glougloutait en ruisselant. Plus loin, étendu sur des fils, du linge claquait au vent.

Maryse

 

La couette des plumes

De la cité des Bruyères, on descendait le chemin du Paradis, on courait sur la digue de galets léchée par la mer et on y était : la « couette des plumes » que les puristes nomment l’îlot St Anne. Une maison en ruine nous accueillait. Les genets éclataient au soleil, les mouettes et goélands nous agressaient de leurs cris roques, la mer s’écrasait sur les rochers en un grondement incessant. Nous, les enfants, pénétrions la lande sauvage, nous faufilions entre les ajoncs, les églantiers, les bruyères, les ronces et retrouvions enfin notre repaire : un blockhaus oublié des adultes.

Maryse

Atelier du lundi 1er décembre

Inventaire des noms de notre territoire intime

Saint Pol, la place du Kreisker, la fontaine, le jet d’eau, le cinéma, la plage St Anne, le port. Julien

Cerul Si Pamantul, Stanca Soimilor, Carpati, Reghin, Strada Toplitei, Padure, PAdurea Narciselor, Polovragi, Arbore Culcat, Izvor,  Dunare, Mures, Forêt domaniale de Santec, Forêt de Huelgoat, Cloître Saint-Thégonnec,  Noramandie, Bretagne, Bibliothèque, Morlaix, La roche Champignon, Source, Lac Drennec, Commana, Elorn. Ionela

Granada, Alhambra, Navalquejigo, Ollibarri, Beasain, San José, Sierra Nevada, Hurretxu, Darro, Carboneras, Mulhacén, Santa Fe, Andalucía, Albaycín, Cartuja, Alpujarra, Despeñaperros, Maro, Prado Negro, Cabo de Gata, Mónsul, Peñón del Cuervo, Tarifa. Paola

Al-Andalus, Almería, Granada, la Alcazaba, la Alhambra, la Alameda, Guadalquivir, Guadalfeo, Guadalmedina, La Alpujarra, La Alfagüara, Sierra Alhamilla, Albaycín, la Alcaicería, Sacromonte, Camino de los Neveros, Torcal, Antequera, el Chorro, Abdalajís, Albarracín, La Pedriza, Pirineos, Cahorros, Benaoján, Benahavís, Cabo de Gata, Mónsul, Genoveses, Rodalquilar, Almuñecar, Maro, Nerja, Barrichuelo de Cartuja, San Antón Viejo, la plaza del Ocho, lña plaza del Cebollas, la plaza de Bibrrambla, Fuente de Adeynamar, Fuente del Avellano, la vereda de la Estrella. Marta

 La rue de Paris, le Moulin Rouge, La plage de Saint-Jean du Doigt, la ville de Monaco, le Japon, Les îles des Caraïbes, les îles de Bora-Bora, la ville de San Francisco. Marvin

La plage de Saint-Eflam, La grotte des chauves-souris, 93700 Drancy, le Bourget, La Martinique, Saint-François. Roselyne

 Spitak, Gyumri, Stépanavan, Nayémberyan, Kapan, Méghri, Goris, Kadjaran, Sisian, Vanadzor, Ervard, Erégradzor, Sarakung, Ararat, Artashat, Vayk, A paran, Bagratachen, Korb, Koti, Sis et Masis, Arayats, Alagyaz, Sévan, Hrazdan, Hankavan, Tsarkadzor, Stépanakert, Gétashen, Chuchi, Kharabagh, Bangladéch, Malatya, Zéytun, Machtots, Téryan, Tumanyan, Khatunarkh (Gayi), Paris, france, Morlaix, rennes, Brest, Quimper, Saint-Martin, l’arc de triomphe, la tour Eiffel.Tigran

Limoges, Pau, Pirinens,  Poveizos, Greres, Vieira, Braga, Porto, Bairro, Fonte da Moura, Kerludy, Boulevard, Botelho, Cozido a Portuguesa, Tripas a Moda doPorto, Feijoada, Xica,, Dina, Bato Pé, Elastico, Aldoar, You, Larry, Pastor, Lousa, Nazare, Quarto Escuro, Nivéa, Foz, Mau Mau, Max,  Pataias, Barrio, O Buraco, Turco,Metro, Esplanada, Glorinha, Quando Quando, Nova Era, Sra da hora, Nucleo, Sack, Huelgoat, Mespaul, Kerploénan, Ploénan, Trezilide, Kerficien, Ciparos, Monte Alegre, Santec, Santa Catarina, Rua do Plageo, Brito Capelo, Rua Santa Catarina, Rua Fornal Eoticias, Acitas,  Hospital S.Joao, Rua 31 Janeiro, Batalha, Cedofeita, Marquês, Estadio das Antas. Ana

Savoie, Lochrist, Portez, Kerlohic, Le Bilou, Le Croaye, Kermorvan, Les Blancs Sablons, Le Conquet,  L’Ilette, LaPasserelle, Beniguet, Les Pierres Noires, Le Drellac, Saint-Mathieu, Kermorgan, Rue Poncelin, Sainte-Barbe, Kerjean, Lanfeust, Streat Hir, Pointe du Renard, Radio Conquet, Pont-Croix, Pouldergat, Beuzec, Guilers sur Goyen, Landudec, Goyen, Plogastel- Saint-Germain, Poulgoazec, LesTrois Ormes,  Plovan, Roscudon, Séminaire, Pleyber-Christ, Le Brug, Penvern, Keranhaleg, Le Vallon du Pont, Pors Ruz, Transcoat, Lesquiffiou, Coatlosquet, Trevalan. Jean-Pierre

Talence, Bègle, Caychac, Eysine, Floirac, Camille Jullian, Caju, rue Naujac, rue Paulin,rue Goya, rue des Trois Conil. Rue Saint Maur, Beaubourg, Florence, Monterfil, la forêt de Paimpon, l’île Callot, Saint Jean du Doigt, Plougasnou, le Diben. Heidelberg, Stuttgart, Mannheim, Kaiserslautern. Zayas de torre, Arenda del Duero, Tarragona, Gérona, Vich, Paloma, Figueres. Isabelle

Images de mon territoire intime

Route large, très large,  la route est en pierre carrée grise. Une ancienne maison de riches est maintenant la maison de trois nouveaux pauvres. Des personnes partout,  qui courent toutes pour le travail, mais elles courent pour rien. Les églises et la cathédrale, le tribunal, la vieille prison, le grand jardin qui vit avec les mêmes personnes, les mêmes chiens, les mêmes oiseaux tous les jours.

Ana

Un mur blanc très sale en une petite rue. Il y a un plaque avec son nom: Rue de les Enfants en Lutte. Au fond de la rue il y a un chien noir et très maigre.

Marta

 

On marche sur une route sinueuse. C’est l’air frais du matin et les rayons du soleil nous caressent le visage et je tiens sa main chaude.

Ionela

 

L’école, tout le monde retourne en clase. Les vêtements c’est pareil pour tous. Les filles marchent sur le trottoir en file indienne en silence.

Paola

 

J’ai vu des beaux bateaux au port

la marée basse

les touristes visitent l’ancienne prison d’Alcatraz

Marvin

 

la femme qui s’occupe des chevaux à la Courneuve

la piscine de Drancy

la maison à deux étages à Drancy

deux maisons en brique face à face

Roselyne

 

Le jour, quand ‘j’ai fait la connaissance avec ma femme.

Le jour quand est né mon fils, quand la première fois je l’ai pris sur mes mains et je l’ai embrassé !

Tigran

 

Une pizzeria bien éclairée dans une rue qui va vers la place.

Des gens qui se baladent sur les trottoirs.

Des églises illuminées le soir.

Un port de plaisance plein de bateaux.

Un grand bateau – un ferry – au loin.

Julien

 

Bandes de ciel argent, bandes de terres rouges, chemin serpentant à perte de vue.

Rocailles. Valons. Terre épaisse.

Contraste de lumière sur nuages veloutés.

Isabelle

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